Système de chauffage

Article 29
SYSTÈME DE CHAUFFAGE

L’histoire du chauffage démarre avec la domestication du feu en 790 000 ans avant Jésus-Christ.
Le feu servait alors à se protéger contre les animaux, cuire les aliments et se chauffer.

Deux techniques étaient utilisées :

– la percussion d’un silex contre du minerai de fer.

– la friction de deux morceaux de bois.

Depuis, on a évolué !

C’est en passant par l’invention de l’hypocaustes, la cheminée, les chaudières à vapeur et les radiateurs que nous avons aujourd’hui des systèmes de chauffages performants qui permettent de réguler la température et fait progresser le confort.

Préhistoire

Les années 90 : INNOVATION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE.

La prise de conscience environnementale dans les années 90 stimule l’innovation et la création de modes de chauffage doux et renouvelables répondant aux préceptes du développement durable.

I Panneaux photovoltaïques

II Énergie géothermique basée sur les sources de chaleur issue de la croûte terrestre

III Granulé à bois provenant du compactage des résidus de scierie.

LES SYSTEMES DE CHAUFFAGE Aujourd’hui

Aujourd’hui il existe 5 types de chauffage principaux.

I CHAUDIÈRE
II POMPE À CHALEUR
III LE CHAUFFAGE AU FIOUL
IV POÊLE
V LE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE INDIVIDUEL

 

I CHAUDIÈRE À GAZ

Un peu moins de la moitié des particuliers sont chauffé au gaz naturel.

Elle est très simple à utiliser, peu encombrant et ne nécessite pas de stockage d’énergie. Elle assure à la fois le système de chauffage et d’eau chaude.

Les chaudières au gaz naturel ont recours qu’à une énergie fossile, le gaz, qui est l’énergie fossile la plus « propre ».

Ce système est d’ailleurs envisagé comme une solution de transition vers les énergies renouvelables. À titre de comparaison, le gaz est 25% moins polluant que le fioul.

Avec un système de régulation, nous pouvons également mieux gérer la consommation.

II POMPE À CHALEUR (standard honei)

La pompe à chaleur est particulièrement appréciée pour les nouvelles constructions. La majorité en profite aujourd’hui. Elle conviendra également pour une rénovation.

Ce système ne nécessite pas de travaux importants mais coute relativement cher. C’est toutefois un investissement intelligent car il divise la facture énergétique par 3.

Elle peut être utilisée pour le chauffage, l’eau chaude et le rafraichissement en été.

Elle peut se raccorder aux émetteurs existants (radiateurs ou plancher chauffant).

C’est un système qui utilise une énergie non polluante, gratuite et inépuisable et ne nécessite pas de stockage.

Il est également possible d’associer une pompe à chaleur à une chaudière à gaz. Ce système hybride a l’avantage de recourir prioritairement à la pompe à chaleur qui fonctionne en captant les calories gratuites présentes dans l’air. La chaudière intervient alors qu’en relève lors des jours de grand froid.

Les prix en Suisse pour l’installation d’une pompe à chaleur avec un système de chauffage au sol pour une construction neuve d’une villa se situent entre 25 000 et 30 000 chf, un prix qui dépend de la surface à chauffer.

III LE CHAUFFAGE AU FIOUL

Cette énergie a été pendant longtemps utilisé pour son bon pouvoir calorifique, saa fiabilité, sa durabilité et son entretien.

Le fioul est confortable et chauffe rapidement. Il n’est cependant pas adapté aux appartements ou aux constructions neuves.

Aujourd’hui, il est généralement très peu utilisé et existe essentiellement dans les maisons anciennes et peu isolées.

Ce système est en effet très critiqué :

Un prix fluctuant
Un équipement encombrant
Une énergie polluante

Les ménages déjà équipés d’une chaudière au fioul pourront réaliser des économies en passant à une pompe à chaleur!

IV POÊLE À PELLETS

Ce système nécessite un gros investissement de départ mais peut s’avérer rentable sur le long terme. Le pellet est la 2ème énergie la moins chère après le bois bûche.

Les poêles à pellets sont faciles à utiliser, notamment grâce à leur allumage automatique et à leur fonctionnement modulaire. En fonction du modèle choisi, vous pouvez régler la température à l’aide d’une commande à distance ou d’un thermostat d’ambiance. La plupart des modèles sont programmables à distance.

Ils ont des rendements très élevés, jusqu’à 90 % tout en étant particulièrement écologiques grâce à leur combustible neutre en CO².

Certains modèles de poêle à pellet appelé « hydro » permettent de chauffer l’eau des chauffages au sol et l’eau chaude sanitaire. Ce système très économique fonctionne extrêmement bien pour des villas jusqu’à 200 m2.

Les pellets provenant des déchets des bois sont conditionnés en sac ou peuvent être transporté par camion et injecté dans une zone de stockage situé dans un local technique. Ce système demande de la place de stockage.

En conclusion, le poêle à pellets est un excellent appareil de chauffage qui utilise une énergie 100% renouvelable. De plus ils permettent de profiter du plaisir de la flamme sans les contraintes d’une vraie cheminée. Pour finir, leur esthétique est un objet de décoration avec lequel nous, les architectes, aimons travailler.

V LE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE INDIVIDUEL

Le chauffage électrique est encore l’énergie la plus répandue dans les maisons individuelles car son installation simple et sûre ne nécessite que peu d’investissement.

Le chauffage électrique n’implique pas de combustion et ne génère pas de déchets, pas de fumée et pas de pollution directe. Aujourd’hui ce système a tendance à être remplacé par d’autre types chauffage comme les pompes à chaleur et les poêle à pellets.

De plus si l’électricité a longtemps été bon marché son prix est en constante augmentation depuis une dizaine d’années.

V AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE

CHAUDIÈRE GAZ

Avantages
– Pas de stockage, peu encombrant
– Simple d’utilisation
– chauffage et eau chaude
– Investissement de la chaudière et coût d’entretien faible

Inconvénients
– Nécessite un raccordement en limite de propriété
– Le prix du gaz peut être amené à augmenter

POMPE À CHALEUR (standard honei)

Avantages
– Pas de stockage ni de raccordement à une source d’énergie
– Permet de diviser par 3 sa facture
– Peut fournir le chauffage, l’eau chaude et rafraichir en été

Inconvénients
– Investissement de départ important
– Appoint nécessaire en cas de température très négatives

LE CHAUFFAGE AU FIOUL

Avantages
– Apporte un confort de chauffe
– Chauffe bien les grandes surfaces
– Assure le chauffage et l’eau chaude

Inconvénients
– Prix du fioul incertain
– Nécessite une citerne pour le stockage
– Plus d’aides sur le fioul

LE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE INDIVIDUEL

Avantages
– Appareils peu coûteux à l’achat
– Installation simple et rapide
– Prend peu de place

Inconvénients
– Répartition de la chaleur moins homogène

POÊLE À PELLETS

Avantages
– Energie propre
– Prix du combustible bas
– Permet de profiter du plaisir de la flamme

Inconvénients
– Faible autonomie
– Nécessite un stockage et un approvisionnement quotidien
– Rendement moyen encore faible

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Le bois dans l’architecture traditionnelle japonaise

Article 27
Le bois dans l’architecture traditionnelle japonaise 

L’architecture en bois érigée depuis des centaines d’années au Japon rayonne par sa splendeur. En sont de bons exemples les temples bouddhistes  Hōryū-ji, construits au VIème siècle ou encore  le Tōdai-ji réalisé au VIIIème siècle. Le bois est une véritable tradition dans l’art de bâtir japonais. On le retrouvait partout, dans tous types de constructions, de l’architecture au mobilier. Avec l’industrialisation et la mondialisation, les grands centres urbains ont peu à peu perdu cette tradition du bois. Et parallèlement aux influences extérieures, le Japon a dû légiférer de manière relativement stricte dans le domaine de la construction pour pallier aux incendies. De nombreux architectes japonais contemporains remettent au goût du jour les techniques ancestrales  pour redonner au bois sa place centrale dans l’architecture japonaise et internationale.  Et il n’est pas rare, encore aujourd’hui, de construire des maisons en bois, tradition de l’architecture nippone.    

architecture traditionnelle japonaise
La pagode à trois niveaux de Hokki-ji, trésor national du Japon.

Le bois une ressource abondante au Japon.  

Les forêts recouvrent environ 66% du territoire nippon. Depuis des centaines d’années le japon pratique la sylviculture. Les forêts artificielles plantées exclusivement pour fournir du bois d’œuvre représentent environ 40% de la surface boisé japonaise. La plupart existent depuis les années 50. Même si la surexploitation forestière du milieu du XXème a obligé le gouvernement Japonais a légiféré drastiquement sur l’industrie du bois. A tel point qu’au début des années 2000, le Japon importait plus de bois qu’il n’en exportait.  

Daisugi : une technique de sylviculture japonaise 

En revanche, depuis quelques années, portée par une jeunesse soucieuse de son environnement, le Japon a relancé son économie forestière. Via la technique traditionnelle du Daisugi qui permet une gestion durables des forêts. On obtient le bois sans abattre totalement l’arbre. Cette sylviculture durable est principalement utilisée sur des cèdres spécialement plantés à cet effet. Les cèdres sont ainsi taillés à la main très doucement et soigneusement tous les deux ans. De telle sorte, que seules restent les branches supérieures à partir desquelles de nouvelles branches très droites vont germer.

Le protectionnisme strict de l’époque Edo (entre 1600 et 1870) rendît le métal onéreux. Si bien que cela favorisa le développement de la menuiserie dans les constructions.

 

Les charpentiers japonais 

La menuiserie japonaise trouve ses racines au VIIème siècle, fortement influencée par la menuiserie chinoise. C’est à partir du XVIIème siècle qu’elle trouva son essor. Les japonais distinguent 4 professions de la charpenterie. Tout d’abord, il y a les Miyadaiku, qui sont les charpentiers des temples et des sanctuaires. Ensuite, les Sukiya-daiku, qui sont les charpentiers des habitations et des maisons de thé. Les sashimono-shi sont les charpentiers des meubles. Et enfin, les Tateguya sont les charpentiers des finitions intérieures.  Il est peu probable de voir un Miyadaiku construire une habitation privée. Comme il est peu probable de voir un Tateguya construire un temple. Cette classification montre l’importance de bâtir dans la société japonaise. 

Des outils à la pointe 

Les charpentiers japonais disposent d’une multitude d’outils pour travailler le bois. La tradition de la métallurgie au Japon, a permis de développer des outils précis et efficaces tels que la scie japonaise Nokogiri ou encore les rabots appelés Kanna. Pour chaque travail du bois il y a un outil différent. La menuiserie nippone est entièrement artisanale. Si bien qu’il faut une diversité d’outils pour travailler l’ensemble du bois.

Techniques de menuiserie traditionnelle japonaise 

Dans la menuiserie japonaise, les charpentiers n’utilisent ni clous, ni vis, ni colle. L’ensemble des pièces fabriquées sont faites de manières à pouvoir s’emboîter les unes aux autres. Cela s’appelle le Ki-gu-mi. 

On dénombre plus de 4000 possibilités d’assemblages, tous plus complexes les uns que les autres. La méthode la plus connue en Europe est sans doute la technique du Nejiri Arigata. Elle est normalement utilisée dans l’architecture pour la construction des temples. Cette méthode consiste à découper des planches de bois très précisément de manière à ce qu’elles s’imbriquent parfaitement entre elles. En plus d’avoir une finition très esthétique cela est d’une extrême solidité. Ce système d’encoches et de bois qui coulissent permet de souder les pièces ensembles. Avec le temps, le bois durci et les jointures gagnent en résistance. A la différence d’une jointure en métal qui avec le temps peut se dilater ou s’oxyder et perdre en efficacité. 

Les architectes et les charpentiers japonais ont su développer des conceptions architecturales résistantes. et qui aujourd’hui inspirent bon nombre d’occidentaux. Par exemple, la technique du bois brûlé shou sugi ban est très en vogue.

La maison traditionnelle japonaise : du bois du sol au plafond. 

Le bois abonde dans l’archipel. De surcroît, c’est un matériau parfaitement adapté aux conditions climatiques ou l’été est long, chaud et humide. En premier lieu, le bois permet de garder la fraîcheur en été et de conserver la chaleur en hiver. C’est, en second lieu, un matériau résistant aux séismes, aux typhons et aux moisissures. 

En Europe nous construisons nos maisons comme une boite solide fermement attachée à ses fondations. Alors qu’au Japon, ce n’est pas le cas. Les constructions traditionnelles n’ont pas de fondations implantées durablement dans le sol. La structure porteuse est simplement posé sur de grosses pierres. En effet, séparer complètement le bâtiment de ses fondations pour lui permettre de glisser librement pendant un tremblement de terre est devenu un must de la conception parasismique. La structure porteuse est entièrement en bois et assemblée selon les techniques ki-gu-mi. Ses jointures sont flexibles et résistantes pour emmagasiner et répartir les énergies latérales en cas de tremblement de terre. Par ailleurs, surélever la bâtisse assure une circulation de l’air sous la maison. Le climat, chaud et humide, est favorable à la prolifération des moisissures. Une bonne ventilation est nécessaire pour ne pas voir apparaître des champignons.

Les parois extérieures et intérieures, tout comme la structure, sont de bois. Ainsi, l’ensemble est assez robuste pour maintenir le toit en porte- à- faux. L’avant-toit est profond et en surplomb de façon à protéger les murs extérieurs des eaux de pluie. Quant au plancher en solive il est recouvert de tatamis. Le tatamis est d’ailleurs devenu une unité de mesure au Japon. 

L’utilisation du bois dans architecture l’architecture traditionnelle : reflet d’un mode de vie. 

Les japonais n’opposent pas intérieur et extérieur. Ils conçoivent leurs maisons comme une continuité du dehors. Du papier de riz recouvre les fenêtres et les portes. Ainsi, l’air passe librement. Les cloisons intérieures sont aussi recouvertes de papier. Ces cloisons sont en réalité des portes coulissantes, les shôji. En occident, chaque pièce de la maison à une fonction bien définie. Cependant ce n’est pas le cas des maisons japonaises. Les pièces changent de fonctions à loisir grâce à ces cloisons coulissantes et au peu de mobilier. 

Cette conception architecturale est le reflet d’un mode de vie bien particulier aux japonais. Déménager signifiait se débarrasser de la maison tout entière à l’exception de la structure en bois. Cette charpente était ensuite démontée et les éléments en bois étaient remontés sur un toit et des murs neufs. Toutes les pièces qui pourraient avoir vu l’apparition de moisissures étaient immanquablement remplacées. Un moyen idéal pour limiter les dommages causés par celles-ci et les insectes, tout en préservant les parties les plus durables d’une maison et en faisant ainsi quelques économies. Les grandes entreprises de construction conçoivent leurs maisons pour durer environ 30 ans, et elles ne s’en cachent pas. 

Cette culture de l’architecture éphémère peut trouver racine dans l’histoire. Il n’était pas rare de changer de palais à la mort d’un empereur. Et même parfois, de choisir une nouvelle ville pour établir la capitale impériale. 

Des architectes japonais mondialement reconnus

De nombreux architectes japonais oeuvrent pour remplacer le béton par le bois partout dans le monde. C’est dans cet esprit que Shigeru Ban conçut le siège de Tamedia à Zurich. D’autres architectes, tels que Kengu Kuma ou Rie Azuma s’inscrivent dans cette mouvance. Kengu Kuma réalisa de nombreux bâtiments à l’étranger comme le bâtiment Artlab de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Son crédo : une architecture durable et inspirée des techniques ancestrales japonaises. A cet égard,  il aime manipuler les matériaux naturels et notamment le bois pour réinterpréter l’architecture traditionnelle. Ainsi, ses bâtiments se suivent mais ne se ressemblent pas.

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Le modulaire pour la défense de l’environnement

Article 27
LE MODULAIRE POUR LA DéFENSE DE L’eNVIRONNEMENT 

Lors de la COP 24, en 2018 à Katowice en Pologne, l’ONU dressait un bilan peu flatteur pour le secteur du bâtiment, considéré comme grand pollueur. La protection de l’environnement n’est aujourd’hui plus une option. Et dans le domaine de la construction cela devient un véritable enjeu. Entre la protection de l’environnement et les exigences de qualités, les bâtiments deviennent de plus en plus complexes à réaliser. Et face à la baisse de qualité des matériaux et la baisse de main d’œuvre qualifiée  ainsi que l’ensemble des exigences, l’effet qualitatif attendu n’est souvent pas atteint. Pourtant, avec les technologies actuelles il est possible d’investir dans une construction durable et de qualité. Et ce sans passer par les méthodes et les matériaux traditionnels de construction qui sont coûteux, polluants et longs.  En effet, les constructions massives utilisent beaucoup de ressources mais génèrent également un flux de déchets important. L’organisation en silo, c’est-à-dire que chaque service travaille sur leurs spécialités sans se soucier des autres, ne fonctionne plus. Nous devons retrouver une économie circulaire. Les constructions modulaires semblent répondre parfaitement aux exigences pour la défense de l’environnement. 

La construction modulaire qu’est-ce que c’est ? 

 La construction modulaire c’est une méthode de construction déterminée par un module. C’est-à- dire une construction consistant à assembler des éléments préfabriqués selon un gabarit standard (dit module). Cette méthode de construction est interdépendante à l’industrialisation et la normalisation. Elle est aussi appelé construction préfabriquée ou construction hors-site. A l’inverse de la construction traditionnelle, la confection des éléments se fait en usine ou en atelier. Tout est assemblé sur le lieu de chantier. Il y a deux types de constructions modulaires : les constructions assemblables (qui sont montables et démontables) et les constructions monobloc. 

Les origines de la construction modulaire. 

Dans l’entre-deux guerres, la construction modulaire a pris son essor. Il était urgent de construire vite pour relancer l’économie et reloger les habitants. C’est alors l’avènement de l’utilisation du béton. Si le béton à montrer son efficacité pour la rapidité de construction, par rapport à la pierre ou la brique, on sait  aujourd’hui qu’il n’est pas performant énergétiquement parlant. On sait aussi que produire du béton demande beaucoup d’énergies et pollue énormément. 

Pourquoi choisir de construire en modulaire ?

Tout d’abord pour le choix des matériaux que le modulaire offre. Si certains constructeurs proposent du modulaire en béton, beaucoup d’architectes et de constructeurs privilégient des matériaux plus respectueux de l’environnement et plus durable tels que le bois, l’acier ou le verre. Les constructions modulaires limitent aussi le besoin de transport et de main d’œuvre. En effet, un chantier classique demande de transporter divers artisans mais aussi divers matériaux. La préfabrication en usine ou en atelier réduit de presque 50% le transport des matériaux et des hommes et donc l’empreinte carbone.

La production des éléments en amont réduit le risque d’erreur. Il y a moins d’intervenants sur le bâtiment et donc moins de potentielles erreurs de construction. Le chantier devient le lieu d’assemblage. Tout le travail de précision se fait en amont. 

Cela diminue également le flux de déchets et de nuisances sur place. Il est plus facile d’anticiper et de recycler en usine que sur le chantier. Les quantités des matériaux nécessaires sont prédéfinis à l’avance. Grâce à la préfabrication, le temps de chantier est divisé par 2 : il n’est pas soumis aux conditions météorologiques et au risque de pénuries de main-d’œuvre. Le chantier devient plus propre, plus rapide et donc plus efficace.

LE MODULAIRE POUR LA DÉFENSE DE L’ENVIRONNEMENT.

Le modulaire est donc une technique de construction plus écoresponsable que les méthodes de construction classiques. Tant pour le choix de ses matériaux que pour la réduction nette de son empreinte carbone.

Choisir de construire en modulaire c’est anticiper ses besoins futurs. L’avantage du modulaire c’est qu’il est montable et démontable. Un module peut être réutilisé pour une autre finalité.  Il suffit de rénover et d’adapter les structures déjà existantes. Cela évite donc de détruire pour reconstruire et ainsi faire un usage rationnel des ressources. Les constructions modulaires n’ont pas de limites. Elles sont adaptables à tous types de situations et remplissent toutes les fonctions des constructions traditionnelles. Elles peuvent répondre parfaitement aux besoins d’un commerce, d’un logement ou de n’importe quelle activité.

Qui plus est, il est possible de construire en modulaire pour favoriser la dépollution des sols. Selon le type de construction, il n’y a pas forcément besoin de fondations. Les structures étant recyclables, il est possible d’édifier un bâtiment qui ne laisse aucunes traces. Un avantage non négligeable notamment en zone urbaine dense pour occuper l’espace tout en dépolluant les sols. 

QUELS SONT LES DESAVANTAGES DES CONSTRUCTIONS MODULAIRES ?

Dans l’imaginaire collectif, les constructions hors-site jouissent d’une mauvaise réputation. En effet, la qualité de ses prestations est souvent remise en cause. Bien qu’il s’agisse d’un mode de construction particulièrement solide. Dès lors, il peut être relativement difficile de la revendre ou d’obtenir une accord de financement bancaire pour les acquérir.

Par ailleurs selon l’entreprise que vous choisirez pour la construction de votre maison, il se peut que vos options soient limitées. En ce qui a trait au choix des matériaux et de la disposition intérieure. Cela signifie que vous aurez peut-être moins de flexibilité que ce que vous souhaitiez du point de vue de la conception.

L’IMPORTANCE DE LA RÉFLEXION DU PROJET

Si la construction modulaire remplit tous les critères pour des constructions durables et rentables, il ne faut pas sous-estimer l’importance du travail en amont. La précision et la qualité se feront dans les choix des matériaux mais aussi des partenaires. Il paraît évident que pour réduire l’empreinte carbone mais aussi les coûts il faut faire appel à des partenaires locaux pour sensibiliser aux enjeux environnementaux. Il paraît également important de définir à l’avance avec l’architecte ou le constructeur la conception d’un système d’isolation performant et l’orientation de la future construction afin de garantir une performance énergétique et réduire les coûts des factures. 
Le modulaire répond aux exigences actuelles de notre société. A savoir, durabilité, performance et esthétisme. Il permet d’allier défense de l’environnement et adaptabilité aux besoins et envies des occupants. De plus, l’aspect économique et la rapidité de la mise en oeuvre donnent accès à de nombreuses possibilités et permettent de s’adapter rapidement.

MAISON MODULAIRE : LES CONTAINERS POUR LA DéFENSE DE L’ENVIRONNEMENT

Les maisons containers sont fabriquées à partir de container maritime d’occasion. Ces containers sont à la base destinés à la destruction. Ces cubes métalliques, dont la principale fonction était le transport des marchandises, sont conçus pour être auto-portants. Et donc ils peuvent soutenir la charge de plusieurs container empilés les uns sur les autres.

L’origine de ce logement insolite nous vient de Chine. Il s’agissait de logement de fortune pour les plus démunis afin de leur fournir un toit. Puis, le concept fut importé aux Pays-Bas dans le but de construire une résidence universitaire à moindre frais. Depuis, on retrouve ce type de lieu de vie dans différents pays

Construire une maison container c’est s’inscrire dans une démarche verte en évitant d’aggraver la situation environnementale grâce au recyclage de ces boites en métal : on réduit ainsi les émissions de CO2 et l’empreinte carbone. Les habitations container peuvent être construites par une entreprise mais elles peuvent être aussi auto-construites et donc personnalisables. Toutefois, les dimensions des containers étant fixes cela laisse peut de marge dans la flexibilité.

VIPP shelter : un objet industriel habitable

Vipp est une marque danoise d’objets design, spécialisée dans la poubelle en métal et à pédale. En 2016, la marque a crée son « premier objet industriel habitable » : la vipp shelter. Cette cabane rectangulaire de deux étages fait 55m2. Elle est construite sur pilotis et est entièrement conçue de verre et de métal. La structure en acier est fabriquée au nord de Copenhague. Elle est ensuite montée sur place. Seulement 5 jours sont nécessaire pour construire la maison. L’intérieur, sobre et élégant, est entièrement aménagé par Vipp. Monochrome, elle est pensée pour mettre en valeur la nature qui l’entoure. Sa coque en verre brouille ainsi la frontière entre intérieure et extérieure.

Avec cette cabane Vipp offre une habitation préfabriquée de luxe et lance un nouveau mouvement design dans la construction modulaire. L’ensemble de l’habitation, des murs aux objets, est industrialisée.

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Tamedia-Gebäude : normes incendie

Article 26
Tamedia-Gebäude: Normes incendie 

Le TX Group, connu sous le nom de Tamedia est le plus grand groupe privé de médias suisse. Il emploie environ 3400 collaborateurs un peu partout en Europe dont près de 1500 personnes en Suisse. Afin de centraliser ses effectifs dans un bâtiment aussi prestigieux que sa renommée, le groupe a décidé en 2011 de faire appel à l’architecte japonais mondialement connu : Shigeru Ban. Celui-ci a défié les normes incendie des constructions en bois en Suisse.

SHIGERU BAN : architecte engagé et mondialement connu

Né en 1957 à Tokyo, Shigeru Ban est un architecte reconnu mondialement pour son travail novateur avec le papier et le carton recyclé. Il est aussi apprécié pour son engagement humanitaire, en Afrique notamment. 

Les nouveaux matériaux et les nouvelles techniques ne l’intéressent pas. Très influencé par les techniques ancestrales japonaises et l’architecture écologique, il revisite le modernisme occidental. Alors que le béton armé est devenu la norme de construction dans le monde entier, les bâtiments de plusieurs étages en bois ont été délaissé. Pourtant, Shigeru Ban a décidé d’en faire son principal matériau pour l’édification de son premier bâtiment en Suisse.

Un bâtiment qui reflète Les valeurs DE TAMEDIA ET QUI DEFIE LES NORMES

Situé au cœur de la ville de Zurich, sur l’ancien siège de Tamedia, sa hauteur de 7 étages et son toit mansardé respecte l’unité architecturale du quartier. La bâtiment Tamedia est la preuve d’une prouesse architecturale et technique qui mêle savoir-faire ancestraux et modernité. Constitué entièrement de bois et de verre il illustre les ambitions du groupe suisse. Sa couverture de verre ce veut aussi transparente que le groupe Tamedia. L’utilisation du bois pour une construction écologique marque la volonté de l’entreprise de se positionner sur les enjeux de notre siècle. En d’autre termes le bâtiment Tamedia est un lieu de travail de haute qualité qui apporte une contribution durable à l’architecture de la ville de Zurich.

Un bâtiment préfabriqué en bois

La construction est composée uniquement d’éléments préfabriqués en bois. Aucune armature en acier n’a été utilisé. Des experts de la construction en bois ont commandé par ordinateur le fraisage de 3 600 mètres cubes d’épicéa venus de Styrie, en colonnes, poteaux et poutres pour une totalité d’environ 1400 pièces. Puis sur le chantier, les ouvriers ont assemblé ce kit géant. 

La tradition japonaise de la menuiserie ne nécessite pas l’utilisation de clous ou de vis. Les éléments porteurs en bois sont simplement emboîtés les uns dans les autres. Et leurs assemblages par goupilles sont en outre stabilisés par une structure secondaire.

Un bâtiment recouvert de verre pour une architecture novatrice

Sa façade en verre donne une impression de transparence. Une double façade de 3 mètres de profondeur le long de la rivière offre des salons de travail – dont certains s’étendent sur deux étages – et un escalier en cascade qui relie les cinq étages, créant ainsi des raccourcis internes. La double façade agit comme un tampon thermique et contribue à la ventilation naturelle du bâtiment.

ET UNE CONCEPTION ECOLOGIQUE

L’utilisation du bois comme matière première de construction marque définitivement le bâtiment comme bâtiment écologique. Mais ce n’est pas le seul critère. La façade vitrée de 60 mètres de long a d’excellentes propriétés isolantes et peut être protégée par des brise-soleil. Le bâtiment fonctionne sans CO2. Car le chauffage et le refroidissement proviennent de la nappe phréatique géothermique, sans recours aux combustibles fossiles. Grâce à une bonne isolation thermique et à l’utilisation de pompes à chaleur, les coûts d’exploitation du premier gratte-ciel en bois en Suisse restent faibles.

TAMEDIA UN bâtiment qui défiait les normes incendie DES CONSTRUCTIONS EN BOIS

Inauguré en 2013, l’édifice de Tamedia ne faisait pas partie des nouvelles prescriptions mis en place par l’AEAI en 2015. Jusqu’alors la Suisse n’autorisait pas les constructions en bois de plus de deux niveaux. C’est pourquoi des études approfondies ont été nécessaires. Pour garantir la sécurité structurelle et le respect des réglementations en matière d’incendie.

Il a donc fallu développer un concept de protection incendie qui prenne en considération les propriétés du bâtiment et ce dés le départ du projet. 

De nombreuses mesures de sécurité ont été intégrées au concept avec l‘accord de la police du feu, afin de combler certains écarts relatifs aux règles courantes. Une protection complète par sprinklers (arroseurs), la surveillance des espaces de bureaux, des cages d‘escaliers, des couloirs, des pièces techniques et d‘une partie de l‘atrium par un système de détection d‘incendie, ou encore la réalisation d‘un vitrage intérieur EI 30 (un vitrage coupe feu) destiné à l‘atrium font partie de ces mesures.

Le bois prend feu rapidement. Mais le bois épais ne peut pas brulé si facilement. La première surface de bois carboniser va ensuite protéger l’intérieur. Pour le bâtiment Tamedia, il a été nécessaire de calculer l’épaisseur du bois. Et de rajouter environ 4cm de plus qui pourrait être consumé lors d’un incendie mais qui protègerait l’intérieur. 

Normes incendie : vers une évolution favorable pour les CONSTRUCTIONS EN bois

Jusqu’en 2015, les restrictions des normes incendies avaient, plus ou moins pour grande ligne, la suppression des matériaux combustibles dans la construction. Le bois était considéré comme très combustible et donc son utilisation réduite au minimum. Aujourd’hui la notion de combustibilité a disparu des prescriptions suisses. Au profit de la performance des éléments en matière de sécurité incendie. La nouveauté majeure des prescriptions de 2015 c’est l’utilisation du bois dans les bâtiments élevés. Cela réside dans le fait que l’élément de construction soumis à « pas de contribution au feu » peut inclure un matériau combustible dès lors que celui-ci est enveloppé sur toutes ses faces par un revêtement.

Les nouvelles prescriptions de protection incendie amènent donc quelques assouplissements et permettent, entre autres, une utilisation du bois plus étendue. On peut dire que ce bâtiment a favoriser cette assouplissement des normes incendie pour les constructions en bois. Peut-être va t-il également impulsé l’utilisation de celui-ci en Suisse.

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L’architecture vernaculaire

Article 25
L’architecture vernaculaire 

Depuis tout temps les populations adaptent la construction de leurs habitat selon les conditions de leurs milieux et leurs us et coutumes, créant ainsi une richesse de styles architecturaux propres à chaque territoire. Cependant, cette polyculture architecturale souffre de la prolifération et la standardisation du modèle pavillonnaire. En effet, l’utilisation des mêmes matériaux et des mêmes techniques partout dans le monde impose une pauvreté typologique de l’habitat individuel et collectif. Et par conséquent, une pauvreté typologique de l’architecture vernaculaire.

l’architecture vernaculaire qu’est-ce que c’est ?

Le mot vernaculaire est principalement utilisé en linguistique. Il désigne les langues usuellement parlées par une même communauté.

Le premier a parlé d’architecture vernaculaire est Eric Mercer, architecte britannique.  En 1975, il publia un ouvrage « English vernacular houses : a study of traditional farmhouses and cottages ». Dans lequel il liste et décrit les différents types de maisons rurales anglaises. Et, il définit ainsi l’architecture vernaculaire : un bâtiment est vernaculaire quand celui-ci appartient à un ensemble de bâtiments qui ont surgi lors d’un même mouvement de construction (ou de reconstruction). Ce mouvement affecte un territoire précis.

L’ENCYCLOPEDIE DU vernaculaire DE PAUL OLIVER  

En 1997, Paul Oliver, architecte américain, publia une « encyclopedia of vernacular architecture of the world ». Première encyclopédie à montrer la remarquable diversité des bâtiments construits et habités par les peuples de plus d’un millier de cultures. Il définit l’architecture vernaculaire de cette manière : Une architecture des gens, sans architectes, qui puise son essence dans les traits culturels de son milieu tant pour les matériaux que pour les techniques et la typologie.

UNE ARCHITECTURE TRADITIONNELLE ?

L’architecture vernaculaire est un concept difficile à cerner.  Elle est souvent nommée à tort architecture folk, populaire ou traditionnelle. Bien qu’elle soit intimement liée avec cette dernière, l’architecture vernaculaire ne comprend pas les temples, les palais etc. 

UNE ARCHITECTURE RURALE ET URBAINE

Souvent cloisonnée aux milieux ruraux, l’architecture vernaculaire est pourtant aussi présente en ville. Même si on peut y percevoir beaucoup plus d’influences de l’extérieure. Il faut dire que l’architecture vernaculaire n’est pas figée. Elle a une double réalité : traditionnelle, elle s’inscrit dans une réalité historique, et évolutive. En effet, elle est le fruit d’un processus ou les influences extérieures, l’évolution des besoins, la modifient.

UNE ARCHITECTURE DÉVALORISÉE 

L’Histoire de l’architecture s’est très peu attardée sur son étude. Considérant l’architecture vernaculaire comme populaire, elle fut relayée au plan secondaire face a l’architecture institutionnelle et monumentale. Associée a la pauvreté, elle n’est clairement pas suffisamment reconnue et appréciée à sa juste valeur. 

L’uniformisation des méthodes de constructions et des matériaux tendent à voir disparaître des techniques ancestrales, des savoir-faire qui s’héritaient de générations en générations. Mais c’est aussi l’identité culturelle du territoire à laquelle elle est rattachée qui s’efface. Il faut reconnaitre tout de même, que le bâti vernaculaire se heurte au rythme urbain. Tant pour les difficultés d’acheminements des matières premières que pour le peu de réponses concrètes qu’il apporte aux besoins de verticalité dans les constructions. 

REFLET D’une architecture durable et patrimoniale

Or, l’architecture vernaculaire reflète une diversité ethnique, sociale et culturelle incroyable. Adaptée a son milieu elle répond parfaitement aux critères d’un urbanisme durable et de la valorisation d’un patrimoine local.

D’un point de vue socio-économique elle valorise les compétences locales avec une main d’œuvre qualifiée. En outre, cela permet également de lutter contre les dépendances économiques à travers le développement de filières de proximité. Le recours aux ressources disponibles permet à la fois de limiter le coût et l’impact écologique du transport. Bien évidemment, le recours aux matériaux locaux n’exclut pas l’utilisation de produits industrialisés. La conception d’un bâti vernaculaire prend en compte l’ensemble des contraintes naturelles locales. Le recours à des techniques artificielles de climatisation ou de chauffage est réduit.

L‘architecture vernaculaire mérite de retrouver une place de choix dans la construction. Pour cela il serait nécessaire que les territoires travaillent sur l’identification et l’analyse de leurs bâtis vernaculaires. Un travail d’histoire et de médiation doit être mis en place, en vue que les habitants retrouvent un sentiment de fierté et d’appartenance a leurs milieux. L’architecture vernaculaire témoigne de leurs identités et de la richesse de leurs environnements. Des mesures fiscales et administratives sont nécessaires pour encourager ce type de constructions ou la réhabilitation de celui-ci. 

LE VERNACULAIRE: UNE ARCHITECTURE D’INSPIRATION POPULAIRE

Aujourd’hui nous pourrions la définir ainsi :

C’est une architecture d’inspiration populaire qui a développé, et se développe, dans une région spécifique, qui utilise souvent des matériaux, des façons de faire et des formes propres à son environnement.

C’est une architecture qui ne répond pas aux grandes écoles de pensées, à des courants. Mais, c’est une architecture qui reflète les conditions historiques, culturelles et environnementales de son territoire. Si au départ cette définition excluait les architectes, il est difficile aujourd’hui de ne pas les inclure. Beaucoup d’architectes, comme le breton Philipe Madec, milite pour une inspiration vernaculaire dans les nouvelles constructions. Dans le but de revaloriser le vivre ensemble et la transmission de savoir faire locaux. 

construction inspiration vernaculaire
Maison de la terre – Philippe Madec

HONEI ARCHITECTURE UNE INSPIRATION VERNACULAIRE POUR UNE ARCHITECTURE MODERNE

Chez honei architecture ce que nous voulons mettre en valeur. Nous puisons notre inspiration a travers l’architecture traditionnelle suisse. Mais aussi, à travers des savoir-faire ancestraux extérieurs tel que la technique japonaise du SHOU SUGI BAN.  Conscients des enjeux de notre siècle, nous mettons tout en œuvre pour vous proposer une gamme de maisons modernes, écologiques et en harmonie avec leurs milieux. 

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Redéfinir le préfabriqué pour le 21ème siècle 

Article 24
Redéfinir le préfabriqué POUR LE 21ème siècle 

Quand on pense construction préfabriquée, la première chose qui nous vient en tête ce n’est pas le mot glamour. Dans l’imaginaire commun, le préfabriqué est souvent considéré comme une construction massive de logements désindividualisés et sans qualités. En d’autres termes, le préfabriqué est vu comme « low-cost ». Pourtant la préfabrication, également appelée construction hors-site, a ouvert les portes à de nouveaux horizons architecturaux. Elle a permis une rationalisation de la construction, réduit le temps et les coûts de fabrications. Mais, elle est surtout, aujourd’hui, utilisée de manière quasi-systématique, à des degrés différents bien évidemment. 

Avant de nous intéresser aux différentes opportunités qu’offre la construction hors-site de nos jours, il est important de la définir et de comprendre son développement dans l’histoire de l’architecture. 

La préfabrication qu’est-ce que c’est ? 

Définition 

La préfabrication est une technique de construction qui consiste à fabriquer en amont les éléments de construction. Ils sont ensuite assemblés selon un plan préétabli. On distingue deux catégories de constructions hors site. La préfabrication dite « ouverte », seulement certains éléments standards sont préfabriqués pour être combinés à des éléments construits traditionnellement. Et, la préfabrication dite « fermée » ou tous les éléments sont fabriqués exclusivement les uns pour les autres.

Ces pièces préfabriquées peuvent être conçues en usine ou en atelier. Le chantier devient juste un lieu d’assemblage. Ces éléments sont bien souvent produits en grand nombre, en série. C’est d’ailleurs à travers cette caractéristique de production en série que la préfabrication est associée à l’industrialisation. La préfabrication ouverte est utilisée en architecture depuis tout temps. Mais la préfabrication au sens large a pris son essor en même temps que le développement de l’industrie. 

 La 2nd Guerre Mondiale : essor de la préfabrication 

S’il semblerait, que les premières maisons préfabriquées sont apparues avec la migration britannique pour loger rapidement ses nouveaux colons, c’est tout d’abord aux Etats-Unis qu’elle a trouvé son public. On peut notamment citer la société Sears. Qui a vendu, entre 1909 et 1940, environ 75 000 maisons présentées sur catalogue et reçues en kit à monter soi-même. Abordables par leurs prix, elles permettaient d’accéder facilement à la propriété. Aujourd’hui, des centaines de ces maisons sont toujours debout. Cette technique de construction hors-site donnera naissance au style traditionnel américain du « balloon frame ».

L’accueil en Europe fut plus timide. C’est à la suite de la 2nd Guerre Mondiale que son utilisation se développe. En effet, les territoires étaient dévastés. Il fallait construire vite et peu cher pour reloger la population et relancer la vie économique. Il fallait également reconvertir l’industrie de l’armement. Les pénuries de main-d’œuvre et de matériaux à base de charbon ont obligé le secteur du bâtiment à se transformer entièrement et rapidement. 

La préfabrication : alliée majeure du mouvement moderne. 

La préfabrication est alors devenue l’alliée parfaite pour les architectes du mouvement moderne réunis autour de l’idée de rationalisation. Le transfert de la production du chantier à l’usine garantissait une économie (de temps, d’argent, de main d’œuvre etc) et une qualité de l’objet. Cela évitait également d’interrompre les chantiers pour cause d’intempéries. C’est l’avènement de la préfabrication en béton. Partout en Europe, fleurissent des bâtiments préfabriqués. La construction hors-site est utilisée à la fois pour l’édification de logements, que de bâtiments publics ou commerciaux. Le préfabriqué fut commandé en grande quantité par les gouvernements. On pense notamment aux grands ensembles qui ont permis de loger rapidement et de manière moderne les habitants. Mais aussi aux nombreuses écoles et aux nombreux hôpitaux qui ont été construits en préfabrication. 

A travers le mouvement moderne ou l’ornement est banni au profit du détail des matériaux, la préfabrication a su donc trouver sa place dans les projets architecturaux. Les architectes revendiquent dans leurs constructions l’emploi de la préfabrication en laissant apparaitre comme éléments décoratifs, les jointures des différents éléments de constructions. 

Limites et potentiels de La construction hors-site 

Critiques du préfabriqué

Toutefois, dès les années 70 les premières critiques émergent. Construits dans l’urgence, avec des matériaux de mauvaise qualité, sans isolation, les bâtiments se dégradent vite. Ils mettent aussi en exergue le peu de réflexion sociologique des projets. La préfabrication passe de la solution miracle de la reconstruction à la solution low-cost, chargée de lourdes conséquences sociales, environnementales et urbanistiques. Face à ces échecs les gouvernements ont dû légiférer sur l’emploi de la préfabrication dans la construction. Si cela a freiné son utilisation, la préfabrication et l’industrialisation de certains éléments de constructions se sont logiquement développés.

Aujourd’hui, la construction hors-site est une méthode largement répandue. Des pièces préfabriquées et industrialisées (telles que des prédalles, escaliers, panneaux de façades industrialisés ou de multiples éléments techniques, comme les tableaux électriques prémontés et précâblés, ou assemblés) sont majoritairement employées. Cette utilisation massive de la préfabrication, notamment dans les chantiers publics, tend à imposer une typologie. Et la qualité médiocre des matériaux rend la durée de vie et la rénovation difficile. 

Pourtant cette méthode offre de nombreux avantages. Mais elle reste toujours plus rattachée à l’idée d’industrialisation, dans le sens de production de masse, qu’à l’architecture.

Terreau d’innovation et de créativité 

La préfabrication, imposant ses contraintes dans la taille et le choix des matériaux, peut être un véritable terreau d’innovation et de créativité. Ces contraintes demandent aux architectes de se dépasser dans leurs processus de création. Dès les années 1930, les architectes tentent d’inventer de nouvelles manières de vivre à travers le préfabriqué. Comme la maison Dymaxion de Buckminster Fuller, architecte américain, qui bien qu’original n’a pas séduit le public. La conquête de l’espace dans les années 60 va fortement influencer les architectes dans leurs expressions artistiques. La maison à 6 coques de Jean Manneval ou encore la Futuro de l’architecte finlandais Matti Suuronen en sont de bons exemples. 

Aujourd’hui avec la création par ordinateur et nos capacités technologiques, les architectes ont de véritables atouts pour innover. Cela offre une multitude de possibilités jamais envisagées avec la construction traditionnelle. Logement individuel, collectif, bâtiment public, la préfabrication peut avoir un avenir durable si elle est bien utilisée. 

Potentiel de la préfabrication 

Choisir de construire une maison en préfabriquée peut offrir de nombreux avantages. Tout d’abord cela offre un gain de temps. Le travail se doit d’être précis en amont. Il est important de bien penser les plans et les matériaux qui vont être utilisés. Mais la construction d’une maison préfabriquée prend environ 6 à 8 mois quand construire une maison traditionnelle prend 7 à 12 mois. 

La qualité et la finition sont également meilleures que les maisons de construction traditionnelles. Le chantier n’est pas sujet aux intempéries, ce qui n’endommage pas la construction. Fabriquer les éléments préalablement réduit le risque de mauvaise coordination entre les différents intervenants qui peuvent causer des malfaçons. Et cela permet aussi de faire des économies. 

Aujourd’hui plusieurs types de maisons préfabriquées sont disponibles sur le marché. Certains offrent des modes de vie nouveaux comme les tiny-house ou les maisons containers. Et d’autres offrent des options plus traditionnelles mais modulables selon vos besoins et vos goûts.

Opter pour une construction en bois est le plus avantageux. En plus d’être rapide et économique cela est aussi écologique. Les capacités énergétiques et mécaniques du bois assurent une performance et une durabilité de vie à la construction. 


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PLAIDOYER POUR LA BANALITÉ OU LA QUÊTE DU SUBLIME

Article 23
PLAIDOYER POUR LA BANALITÉ OU LA QUÊTE DU SUBLIME – BERNARD HUET

Si l’on peut constater une chose ces dernières décennies c’est que les villes se sont mises à grignoter petit à petit les campagnes. Cette extension du tissu urbain s’explique principalement par l’accroissement de la population urbaine. Ce n’est pas une fatalité en soi. Mais on peut tout de même constater que les périphéries des villes européennes tendent à se ressembler tant par leur typologie que par leur esthétisme. En entrant dans n’importe quelle ville européenne, vous  rencontrerez : des lotissements de maisons aux façades identiques et alignés, des grandes zones commerciales, des grands ensembles d’habitations ou la verticalité et la compacité des bâtiments effraient et donnent le vertige, des échangeurs et une multiplicité de ronds-points pour enfin arriver dans le coeur de la ville; le centre ville historique qui étincelle par la sublime de son architecture.

Déjà dans les années 90, certains architectes tiraient la sonnette d’alarme sur « l’enlaidissement » et l’uniformisation de nos villes. C’est le cas par exemple de Bernard Huet, architecte, urbaniste mais surtout théoricien français, qui écrivit un plaidoyer « pour la banalité ou la quête du sublime en architecture » afin de replacer la singularité des villes au cœur des projets urbains. 

A l’origine du sublime en architecture

Selon les époques, l’architecture n’a pas eu la même définition. Les premières définitions que nous avons de l’architecture viennent de Vitruve. Cet architecte romain, qui a vécu au 1er siècle avant JC, nous a légué un précieux traité « De architectura » dans lequel il définit l’architecture comme une science appliquée « qui embrasse une grande variété d’études et de connaissances ». L’architecture revêt, pour Vitruve, de l’art de bâtir, de la mécanique et doit respecter trois principes : Beauté (Venustas) , Fermeté (Firmitas) et Utilité (Utilitas).  Au fil du temps, cette trinité de principes va perdurer mais les termes vont changer. Ce qui va grandement modifier le lien entre ville et architecture.

A L’ORIGINE DU SUBLIME EN ARCHITECTURE : lien entre ville et architecture

Le premier à réécrire les principes vitruvien est Leon Battista Alberti. Ce théoricien italien du XVème siècle a fait entrer l’architecture dans le domaine de la production artistique, de l’œuvre d’art comme « unicum », c’est-à-dire unique. Il nous apprend alors, selon ses trois principes :  commoditas, firmitas, voluptas, que l’architecture est la fille de la ville. C’est dans la ville et c’est pour la ville que l’architecture est née. Les monuments sont chargés de signifier les valeurs de la collectivité. L’architecture  devient réelle mais aussi symbolique. Elle acquiert une importance primordiale en tant qu’enjeu et démonstration du pouvoir.  Cette conception de l’architecture comme œuvre d’art, objet signifiant d’un pouvoir, perdure encore de nos jours. C’est d’ailleurs pourquoi l’histoire de l’architecture ne retient des époques archaïques que les temples et les palais, c’est-à-dire les monuments, le sublime.

A L’ORIGINE DU SUBLIME EN ARCHITECTURE : LA CONTRADICTION ENTRE VILLE ET ARCHITECTURE

C’est là que naît une première contradiction entre ville et architecture. La ville est un fait collectif qui trouve sa réalité sur la continuité et la permanence dans le temps et l’espace. Alors que l’architecture relève d’une vision particulière et privée d’un individu liée aux éléments de son temps. Pour Alberti  la  cité idéale a un plan rationnel, avec des édifices régulièrement disposés de part et d’autre de rues larges et rectilignes. C’est typiquement le plan de nos centres villes européens.

Cette quête du sublime dans l’architecture devint moins importante à la fin du XIXème siècle. La révolution industrielle, l’exode rural, le début des sociétés de consommation, l’accroissement de la population, sont autant de changements qui viennent bouleverser les attentes architecturales. La fonctionnalité et la pérennité prévalent sur la forme et l’esthétisme. C’est la naissance du mouvement moderne. 

A l’origine de la banalité en architecture : le mouvement moderne 

Ce nom regroupe plusieurs écoles avec des styles, des techniques et des principes différents mais elles sont réunies autour d’une même idée : construire le monde de demain en tentant de résoudre la contradiction  entre ville et architecture. Pour ce faire, les architectes du mouvement moderne ont assigné à l’architecture une nouvelle qualité : qui n’est plus l’œuvre de l’art mais l’objet technique produit par l’industrie.

A L’ORIGINE DE LA BANALITÉ EN ARCHITECTURE : UNE NOUVELLE ESTHéTIQUE

Grâce à des nouvelles techniques et des nouveaux matériaux (béton, acier, verre etc) le modèle traditionnel est abandonné pour donner place à une nouvelle esthétique, plus simple, plus rationnelle, plus neutre. L’utilisation du plan libre, rendu possible face aux structures poteaux-poutre, permet une plus grande liberté d’aménagement intérieur mais aussi extérieur. Les formes géométriques deviennent simples et les lignes pures apportent de la légèreté tout en rationalisant le plan de construction. 

banalité
béton – acier – verre

A L’ORIGINE DE LA BANALITÉ EN ARCHITECTURE : LA NEUTRALITé

Cette recherche de la neutralité, l’architecte Auguste Perret, qui a reconstruit le centre ville du Havre, le définit comme : la banalité. Avec son style sans ornement, Perret voulait rendre les constructions suffisantes aux besoins primaires. L’objectif était de réduire les coûts de construction pour arriver à une forme essentielle tout en optimisant la durabilité de l’ouvrage.  L’aspect extérieur devant être simple pour être banal.  C’est ce que l’architecte Martin Steinmann conceptualise comme la forme forte.  L’idée est de concentrer le regard sur la forme et la qualité du détail comme l’élégance d’un poteau ou la couleur naturelle des matériaux. Les productions de l’architecte Le Corbusier en sont l’essence même dans le mouvement du brutalisme.

Ce mouvement de rationalité, se généralise avec le style international ou la prédominance est à la mise en valeur des volumes par des surfaces extérieures lisses et sans ornement. Le manque d’espace urbain imposait alors aux architectes une dimension de verticalité. C’est le début des villes grattes-ciel et de l’architecture high-tech. 

banalité
Tour d’une église – August Perret

Plaidoyer pour la banalité ou la quête du sublime 

Pour Bernard Huet, cette nouvelle quête du sublime par la neutralité n’a pas eu l’effet escompté.

L’échec du mouvement moderne dans SA BAnalité sublime

Il estime que l’architecture du mouvement moderne est devenue une simple juxtaposition de bâtiments qui ne font pas partie de la ville mais qui se situent dans la ville. Les grands projets urbains de la fin des années 70 (comme la construction du grand Paris ou encore l’IBA de Berlin) sont, pour lui, vides de substances, ne sont qu’un simple collage d’objets architecturaux qui relèvent d’une profonde antipathie pour la ville.

En effet, pour lui le principal problème du mouvement moderne c’est que la ville est assujettie à l’architecture. Les architectes ne  se sont pas conformés aux règles urbaines.

Et ils n’ont pas su trouver un équilibre entre qualité et quantité. Il est vrai que quand on considère l’architecture uniquement dans le champ de la production artistique, le seul critère qui prévaut est alors l’exceptionnalité. Le mouvement moderne a exalté le sublime de la banalité. Ce qui directement se heurte à la notion de quantité.

POUR UNE BANALITé DE CARACTère

Bernard Huet estime que  l’objectif d’un projet urbain est de produire de la qualité tout en ayant une gestion du nombre. Et cette qualité du projet urbain passe avant tout par les espaces publics. En effet, selon l’architecte, les espaces publiques ont un effet multiplicateur sur la qualité du bâti, pouvant rendre une architecture médiocre comme sensationnelle. Mais pour que cela soit possible il faut que les architectes reconnaissent d’abord les prééminentes règles urbaines. L’objectif serait donc de penser les projets urbains comme un ensemble neutre, banal, qui partent de la ville et non comme un ensemble neutre qui viendrait s’intégrer à la ville.

Comme il le rappelle, le mouvement moderne a bien tenté de se construire autour de l’exaltation de la banalité. Bien que ce concept de banalité soit cyclique, redéfinit à chaque période de crise, le mouvement moderne à fait de la neutralité un langage vernaculaire, populaire, uniforme, vide de sens, presque laid. Il a généralisé la typologie de l’architecture, privilégié les déplacements en voiture rendant nos villes toutes comparables les unes aux autres. Pour Bernard Huet, le mouvement moderne à mis de côté  la singularité du bâti, tant par la forme que par les matériaux utilisés. 

PLAIDOYER POUR LA BANALITÉ OU LA QUÊTE DU SUBLIME

Aujourd’hui, dans nos paysages urbains, les constructions « banales » du mouvement moderne côtoient les constructions « sublimes» du passé. Preuve de la pérennité des unes et des autres. Peut-on dire que les unes sont plus sublimes que les autres ? Elles restent pour les deux types au moins monumentales bien que contradictoires. 

Depuis les années 90 d’autres mouvements architecturaux ont vu le jour (tels que le nouvel urbanisme ou l’éco-urbanisme) pour tenter de rompre avec cette uniformisation. Mais on peut toujours constater une prééminence des grands projets urbains. Toujours plus haut, toujours plus exceptionnels et peu respectueux de leurs environnements , ils viennent péniblement s’intégrer au tissu urbain.  La crise sanitaire qui nous touche de plein fouet va-t-elle, elle aussi, redéfinir notre perception de la banalité ? Va-t- elle replacer les singularités régionales et les matériaux locaux au coeur des projets urbains ?    


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ECOQUARTIER

Article 22
ECOQUARTIER

Depuis une dizaine d’année le terme écoquartier (ou quartier durable) fleurit dans le jargon des urbanistes. Mais qu’est-ce qu’un écoquartier ?

ecoquartier
I

QU’EST-CE QU’UN ECOQUARTIER ?

Un écoquartier c’est une planification urbaine, conçue, organisée et gérée dans une démarche qui intègre les enjeux et les principes du développement durable, à l’échelle de la ville ou du territoire.  Cela peut-être une création ex nihilo ou une rénovation. Il n’y a pas réellement de définition unanime. Tout comme il n’y a pas de modèle unique et spécifique d’un écoquartier. On peut toutefois avancer que le concept d’un écoquartier est de répondre à des exigences environnementales rigoureuses, d’assurer une mixité sociale et fonctionnelle, tout en ayant un potentiel développement économique. Dans cette dynamique de développement durable, qui place au cœur de son processus la concertation, ces quartiers devraient être pensés de manière collégiale entre les autorités locales et les habitants. L’écoquartier est une réflexion urbaine, qui doit être intégrée au tissu urbain et être ouverte sur la ville.


L’écoquartier doit  donc remplir 3 objectifs :
I. Limiter l’impact environnemental.
II. Se développer économiquement.
III. Favoriser le lien social.

ecoquartier
II

I. LIMITER L’IMPACT ECOLOGIQUE

Pour limiter l’impact environnemental, il faut limiter l’empreinte écologique du bâti et du vivant. 

A cette fin, les logements collectifs sont privilégiés. Matériaux locaux ou matériaux biosourcés (bois, chanvre, paille etc.) sont, de préférences, utilisés pour la construction. Pour être autonome énergétiquement, il est primordial de recourir aux énergies renouvelables (panneaux solaires, éolienne etc) et au traitement des eaux de pluie. Ces eaux peuvent être  utilisées pour arroser les espaces verts, nettoyer la voie publique ou pour alimenter l’eau des toilettes. Enfin, pour limiter la production de déchets il est impératif d’avoir une collecte sélective qui impose le tri aux habitants. Les déchets verts peuvent facilement être compostés avec des emplacements spécifiques prévus à cet effet. Ce compost peut-être utilisé pour les espaces verts ou les potagers.

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III

II. MOBILITE ET ECONOMIE DES ECOQUARTIERS

Dans cette conception de limiter l’empreinte écologique, la mobilité est un enjeu majeur car il est à la fois environnemental et économique. La primauté est aux mobilités douces : transport en commun, vélo, marche. Pour cela des infrastructures doivent être mise en place tels que des  voies de bus, arrêts, voies piétonnes, pistes cyclables, garages à vélo sécurisé etc. Les écoquartiers ne sont pas des enclaves urbaines, ils doivent être circulables, accessibles et fonctionnels. Un point majeur du concept des quartiers durable est la fonctionnalité.

Un point majeur du concept des quartiers durable est la fonctionnalité. Ces quartiers sont tenus d’offrir une multitude de services et de commerces dans l’optique de réduire les déplacements. L’objectif n’est pas d’être un quartier-dortoir mais bien un espace de vie avec une économie dynamique où il fait bon vivre.

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III. FAVORISER LA MIXITE SOCIALE

Enfin, l’accessibilité est un point majeur du concept des quartiers durables. Ils doivent être accessibles à tous pour assurer une mixité sociale et intergénérationnelle. Pour ce faire, une partie des logements sont tenus d’avoir un loyer encadré. Cela permet aux plus précaires de pouvoir y accéder. La modernité durable ne doit pas être l’apanage d’une élite économique et sociale. L’agencement des logements et des zones communes doit être également conçu pour les personnes à mobilités réduites et les personnes âgées. L’aménagement d’espaces verts commun et de qualités permet à la fois de favoriser le lien social et la convivialité mais aussi de réintégrer la nature dans l’espace urbain. 

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Les écoquartiers offrent donc à leurs habitants un confort moderne et une bonne qualité de vie. La valorisation des transports doux, la réintégration de la nature au cœur de l’espace de vie, le recours aux énergies renouvelables, la recherche de sobriété énergétique, la gestion durable de l’eau et des déchets, ils permettent, à une échelle plus ou moins grande, de tester une forme du vivre ensemble plus respectueuse de l’humain et de l’environnement. Si sa réussite dépend en partie de sa planification architecturale, c’est finalement le comportement de ses habitants qui déterminera la qualité de vie. 

ECOQUARTIER DE VAUBAN – FREIGBUR IM BREISGAU – ALLEMAGNE

Ancienne caserne militaire, la quartier Vauban est un des premiers quartiers durables d’Europe. C’est un collectif de citoyens qui initia le projet en 1993. Depuis, le Forum de Vaudan (une association d’habitants) gère la vie de quartier. Une douzaine d’anciens bâtiments furent rénovés et le reste du quartier fut conçu et aménagé avec les habitants.

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D’une superficie de 42 hectares, le quartier accueille des logements sociaux, des logements étudiants mais aussi des logements classiques. Des commerces et des écoles dynamisent la vie de quartier. L’utilisation de la voiture est réduite au minimum, afin de gagner de l’espace pour les habitations et les espaces communs. Le tramway dessert l’ensemble du quartier.

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KSAR TAFILELT – ALGERIE

Inaugurée en 2006, Ksar Tafilalet est la première ville écologique dans le désert algérien. Les principes de l’architecture Ksourienne inspirent cette cité. Par ailleurs, son architecture est adaptée à la proximité du désert. C’est une ville qui s’inscrit dans une optique sociale, économique, écologique et patrimoniale. Initiée parla fondation Amidoul de Ahmed Nouh, le Ksar avait pour but de répondre à une crise du logement dans une démarche de construction participative et citoyenne.

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Les matériaux utilisés pour la construction sont des matériaux locaux : pierre, chaux, plâtre. Il n’y a eu aucun recours au béton. Les habitants entretiennent collectivement une forêt et un parc animalier. La gestion de l’eau permet un recyclage des eaux usées pour l’entretien des espaces verts. Tout comme le tri sélectif des déchets qui permet de nourrir les animaux et de faire un compost. 

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LE COVID-19 VA T-IL TRANSFORMER NOS VILLES ?

Article 20
LE COVID-19 VA T-IL TRANSFORMER NOS VILLES ?

Le 6 octobre dernier, les Nations-Unies organisaient leur premier forum des Maires à Genève.  Dans le cadre de la semaine des « villes durables », les maires d’Europe se sont réunis pour débattre autour de « L’action des villes pour un avenir résilient: renforcer la préparation et la réponse des collectivités locales aux situations d’urgence et à l’impact des catastrophes et du changement climatique ».  L’architecte britannique Norman Foster, mondialement connu pour son architecture high-tech, fit un discours surprise dans lequel il se demanda : le covid-19 va t-il transformer nos villes ?

norman foster
I

LES VILLES A L’EPREUVE DE la PANDEMIE de covid-19

En Europe 75% de la population vit en zone urbaine. Et pour Norman Foster, cette urbanisation ne va faire qu’augmenter dans les 30 prochaines années et ce malgré la pandémie du Covid-19.  Face aux maires, Foster s’interroge : est-ce que cette pandémie pourrait transformer nos villes ? Pour lui, la réponse est claire : « Je suggère que cela pourrait sembler être le cas maintenant, mais dans l’arc plus large de l’histoire, la réponse est non. » Elle ne fera qu’accélérer les tendances qui sont déjà enclenchées. 

Les grandes épidémies des siècles précédents ont  participé à la modernisation de nos villes.  En prenant l’exemple de Londres, il rappelle que l’épidémie de choléra fit apparaître dans la capitale britannique l’assainissement moderne. Celle de la tuberculose contribua à la naissance d’un mouvement d’architecture qui donna une place importante aux ouvertures extérieures et à la lumière du soleil. L’épidémie de la grippe espagnole qui ravagea l’Europe au début du XXème est, pour l’architecte, en partie à l’origine de la révolution culturelle des années 20, qui a vu se populariser les cinémas, les stades etc. dans les villes. 

Egouts, ventilations, parcs, infrastructures, pour Norman Foster  tous ces changements se seraient de toutes façons faits car les villes apprennent des unes et des autres, « chaque crise accélère et amplifie l’inévitable ». Les pandémies  accélèrent  et généralisent donc  l’utilisation de nouvelles techniques. 

epidemie de la peste
II

Vers une généralisation des « villes durables »? covid-19

Il s’interroge alors sur ce qui  définit  nos sociétés aujourd’hui et quelles sont les tendances, déjà mises en place par certaines villes, et qui vont être accélérées dans les années à venir. L’architecte estime que « La mobilité des personnes, des biens et des informations à l’heure du changement climatique et de la décarbonisation» est centrale dans nos sociétés. 

Le mot d’ordre du XXIème siècle c’est : l’écologie. Les villes ne doivent plus être des puits de pollutions et de consommations mais des espaces durables qui replacent au coeur de leurs développements  l’humain et la nature. Des villes durables et équitables. 

éco-construction
III

ECO-CONSTRUCTION ET MOBILITE DOUCE

Ainsi, la pandémie du covid-19 pourrait généraliser la construction de bâtiments durables. Il déclara «Nous avons maintenant des preuves scientifiques qui démontrent que les bâtiments écologiques avec une ventilation naturelle sont non seulement bons pour la santé, mais qu’ils vous permettent d’être plus performant». Si aujourd’hui les éco-constructions sont des exceptions, elles pourraient rapidement devenir la norme, tant pour leur côté écologique qu’économique. Construire un bâtiment qui génère et consomme  des énergies renouvelables c’est réduire les besoins et les dépendances extérieurs des villes. 

Les transports durables, comme les bâtiments, vont devenir, pour Foster, la norme.  Si certaines villes se concentrent déjà sur leurs mobilités, la pandémie pourrait accélérer l’utilisation des  véhicules électriques ou voir le retour des monorails, la piétonisation ou encore l’aménagement de pistes cyclables rendant alors « les parkings obsolètes ».

éco-construction  covid-19
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DES NOUVELLES PRATIQUES URBAINES

Depuis une dizaines d’années les pratiques urbaines et sociales changent. Le covoiturage, le télétravail, le e-commerce, la livraison à domicile, sont autant de pratiques déjà existantes et qui tendent à se généraliser dans les grandes villes. Ces nouvelles manières de vivre, intensifiées en temps de pandémie, réduisent les déplacements des urbains. Si le transport et ses infrastructures prennent moins de place c’est, pour Foster, l’occasion de réintégrer la nature en ville, redonner une place à l’agriculture urbaine, mais aussi rendre à la culture artistique une place centrale. 

Les conséquences économiques des confinements ont démontré aux villes qu’elles doivent trouver un équilibre entre le local et le global. Leurs objectifs tendront à se focaliser sur la revitalisation de leurs  économies tout en étant de plus en plus autonomes dans leurs productions. 

mobilité douce
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QU’EST CE QUI CHANGE ?

Dans son discours, Foster rappelle régulièrement que toutes ces tendances sont déjà à l’œuvre dans beaucoup de villes. La multiplication des labels nationaux et internationaux tels que « VilleVerte Suisse », « LEED for cities », « CASBEE for cities », sont autant d’exemples qui montrent que les villes durables sont l’avenir de l’urbanisme. 

agriculture urbaine covid-19
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Alors concrètement, quelle est la nouveauté ? Qu’est-ce que le Covid-19 va changer ?

Pour lui ce sont :« Les attitudes » . « Une attitude publique plus ouverte au changement que jamais, et avec cela une nouvelle gamme de possibilités pour améliorer la qualité de vie des citoyens urbains ainsi que pour aider à lutter contre le changement climatique ». Une attitude qui va se généraliser. 

mobilité douce covid-19
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Enfin pour Foster, la  ville européenne dense, compacte et accueillante pour les piétons est un modèle de durabilité et de  sociabilité, par rapport à la métropole tentaculaire qui consomme beaucoup d’essence. Toutefois il insiste sur le fait que ces changements ne pourront se faire que de concert avec 3 acteurs : les villes, les experts mais surtout les citoyens.

urbanisme durable covid-19
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LES MACHINES DE L’ILE

Les Machines de l’Ile, Nantes. Les Machines sont un projet de réhabilitation des anciens chantiers navals de Nantes en une zone de loisirs et d’art. En réhabilitant l’architecture industrielle, la ville de Nantes a su associer développement urbain durable, art et patrimoine.

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culture artistique  covid-19
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CLT

Article 20
CLT

LE clt qu’est-ce que c’est ?

Le CLT (le bois lamellé croisé), est un matériau de bois utilisé dans la construction. Il se présente sous la forme d’un panneau multicouche. Chaque couche est constituée de lamelle de bois collées entre elles, toutes disposées dans le même sens. Les différentes couches sont ensuite croisées  perpendiculairement et collées entre elles pour former un panneau de bois massif.

Son usage est structurel : il vient former les murs, les cloisons intérieures, les sols et les plafonds. 

Cette technique de collage croisé confère au CLT de bien meilleures propriétés écologiques, mécaniques et techniques que d’autres matériaux de constructions. Ses nombreux avantages font du CLT  l’avenir de la construction moderne tant dans les milieux urbains que ruraux.

clt bois coupe détail
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LES AVANTAGES ECOLOGIQUES du CLT

UNE RESSOURCE RENOUVELABLE

Alors que 13 millions d’hectares de forêts sont détruits chaque année dans le monde entier, l’Europe affiche la tendance inverse : la superficie forestière augmente lentement mais régulièrement.

Contrairement aux idées reçues, une récolte contrôlée préserve les forets en les empêchant de se dégrader et en leurs permettant ainsi de continuer de s’entendre de manière saine. La seule énergie nécessaire à la croissance des arbres c’est le soleil. Sa production a donc un bilan carbone proche de 0.

Utiliser du CLT en construction c’est participer à une gestion durable des forets et ainsi réduire notre impact sur le changement climatique.

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clt fôret écologie montagne
II

UNE REGULATION THERMIQUE ET PHONIQUE NATURELLE

 L’épaisseur et la densité du CLT lui confère une isolation et une étanchéité naturelle, directement intégrer dans sa structure. Cela garantit un confort hygrothermique tout au long de l’année. En été, le CLT joue son rôle d’isolant naturel et conserve une agréable fraicheur à l’intérieur et en hiver il conserve la chaleur et réduit les couts de chauffage. Le CLT est 20 fois plus isolant que le béton. 

Outre l’isolation thermique, le CLT offre une isolation sonore. Son épaisseur et sa densité assurent une étanchéité à l’air et réduit la transmission acoustique.

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LES AVANTAGES MECANIQUES du clt

RESISTANCE AU FEU ET ADAPTABILITE SISMIQUE

Intuitivement nous pourrions nous dire que le bois est un accélérateur d’incendie. Pourtant, le CLT  transmet la chaleur beaucoup moins vite que le béton armé. Il ne s’enflamme qu’au delà de 400°.Le bois se consume de manière prévisible et calculable. Sous l’influence de températures élevées, la première couche carbonise et forme alors une barrière de protection contre le feu pour les autres couches. Cette protection naturelle peut être renforcée par des plaques de protection. 

« En cas d’incendie, les bâtiments en béton ou en acier sont exposés à un risque supplémentaire par rapport aux bâtiments en bois : le béton chauffe, l’eau contenue dans le béton se transforme en vapeur, laquelle fait exploser certaines parties en béton. Les fers d’armature sont exposés et leur classe de résistance diminue. Sous la pression du béton lourd, tout ceci peut entraîner l’effondrement du bâtiment. Les bâtiments en bois se comportent différemment en cas d’incendie : le feu brûle lentement le bois de l’extérieur vers l’intérieur.La capacité de charge des structures en bois est garantie plus longtemps, de sorte que la structure ne s’effondre pas de manière inattendue. »Lukasz Wagner, Business Development Manager Fire Stop, Pologne

En plus de sa stabilité dimensionnelle, le CLT est doté d’un bon comportement sismique.  Grâce à la rigidité et à la masse des panneaux, les constructions en CLT sont performantes face aux risques sismiques.

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bois texture clt
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LES AVANTAGES TECHNIQUES du clt

 Au-delà de ses avantages écologiques et mécaniques, le CLT offre également des avantages techniques. 

La préfabrication des panneaux de CLT se fait amont, en ateliers avec des machines de découpes numériques. Les découpes sont faite sur-mesures au millimètre près, elles y intègrent les ouvertures ainsi que les évidements pour le passage des câbles et de la tuyauterie. Les panneaux sont ensuite transportés sur place (le CLT étant moins lourd que le béton cela influe favorablement sur les coûts du transport). Le montage est extrêmement simple et fluide.

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Machine précision clt
V

Cette technique de préfabrication est un réel gain de temps sur les chantiers. Elle réduit drastiquement le temps de gros oeuvre mais aussi le bruit que génère les constructions tout en offrant une finition incomparable à votre maison. 

Une liberté architecturale

La capacité portante et la résistance statique du CLT  permet aux architectes d’ouvrir de nouveaux horizons architecturaux  tant sur la typologie, la hauteur ou encore sur l’esthétique des constructions. 

clt référence
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mjøsa tower – Norvège

La plus haute tour en bois du monde
18 étages – 80m

Mjosa Tower norvège
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HYPERION – BORDEAUX

Le groupe Eiffage projette de construire une tour résidentielle à Bordeaux d’ici quelques ans. Une tour mixte bois-béton montrant tout le potentiel du clt.

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ELA

ELA est la deuxième maison honei. Dotée d’un caractère fort et d’un design élégant, c’est le produit idéal pour un public à la recherche d’une maison fonctionnelle et sophistiquée.

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